La télésurveillance médicale

La télémédecine a fait l’objet d’un décret qui a été publié le 21 octobre 2010. C’est une pratique médicale qui s’articule autour de la communication et de l’information via différentes technologies (logiciels, forums, sites Internet…). Elle peut donc être mise en place dans diverses situations, notamment celles où le patient a besoin de solliciter l’avis d’un médecin (téléconsultation). Ce dernier pourra avoir recours à ce système pour demander une télé expertise en se tournant vers des professionnels médicaux. Elle offre de nombreux avantages facilitant la communication et le transfert des données d’un malade dans le domaine des soins (régulation médicale).

-La télémédecine a donc la capacité de permettre

-Un diagnostic

-Un suivi

-L’avis spécialisé

-La préparation d’une décision

-La prescription des soins ou des produits

-La surveillance des patients

Les enjeux de cette pratique sont nombreux, elle propose entre autres de faciliter l’accès aux soins notamment pour les personnes se trouvant dans une situation d’isolement (zones insulaires, montagneuses ou rurales). Le concept est également efficace puisqu’il apporte une réponse technique et organisationnelle. Il est donc possible de connaitre par exemple le nombre de personnes souffrant d’une maladie spécifique sur le territoire français. La télémédecine propose des données essentielles sur la répartition des professionnels dans l’hexagone tout en prenant en compte les contraintes budgétaires.

Cet acte doit être mis en place avec l’avis d’un professionnel. Ce dernier dispose des compétences nécessaires notamment pour vérifier l’expérience des intervenants tout en garantissant la sécurité du patient et des échanges. La personne doit suivre une certaine formation pour maitriser l’intégralité du dispositif. Les professionnels et les organismes qui participent à cette activité ont l’obligation de conclure une convention. Cette dernière a pour objectif de relater les conditions d’exécution et les relations entre chaque intervenant.

Le décret mis en place apporte un réel encadrement. Les technologies utilisées doivent répondre à un certain degré de conformité. L’objectif étant de proposer une réelle sécurité et une grande confidentialité des données, de la traçabilité des connexions… Le patient doit donner son consentement, sauf pour les situations particulières ou les urgences.

Le déploiement de cette pratique a fait l’objet de 5 chantiers en mars 2011 grâce à l’intervention du Comité de Pilotage National. L’objectif étant de faciliter l’accès à la télémédecine pour optimiser la qualité des soins et le quotidien des patients. Des outils sont donc mis à la disposition des acteurs pour faciliter ce plan national. Un guide d’aide a été proposé le 1er décembre 2012 aux ARS (Agence Régionale Santé). Elles peuvent ainsi élaborer le programme régional de la télémédecine qui se situe au cœur du PRS (Projet Régional Santé).

Le guide méthodologique est fourni et se présente comme un document essentiel. Ce dernier explique l’importance du conventionnement et de la contractualisation. Des outils sont proposés aux ARS comme une convention et un contrat type. Le déploiement de cet acte bénéficie également d’un soutien financier assez important de la part de l’État. En 2011, près de 26 millions d’euros ont été attribués aux différents ARS pour favoriser la mise en place de cet acte. Pour cette nouvelle année 2012, le Comité de Pilotage National souhaite une évolution des stratégies pour optimiser l’accompagnement des projets pilotes. Ces derniers s’articulent autour de trois priorités, la prise en charge de l’AVC, les soins en imagerie ainsi que la santé des personnes détenues. Le but étant d’aider certains projets qualifiés de matures apportant un réel avantage dans le domaine de la télémédecine.

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