Quand la télémédecine vient renforcer la surveillance médicale.

La télémédecine est en passe d’améliorer la vie de ces malades qui souffrent de l’apnée du sommeil, que cela soit de véritables apnées ou des hypopnées. Cette maladie touche environ un peu plus de 6% de la population sur le territoire Français, 500 000 patients y sont d’ailleurs déjà traités. Ce traitement consiste à porter une sorte de masque durant le sommeil, afin de forcer la respiration. L’air est envoyé à l’aide de ce masque durant toute la nuit. Il existe également une variante (des tests sont en cours) sur une orthèse, qui se place dans la bouche. En avançant la mandibule inférieur de quelques millimètres à centimètres vers l’avant, dans certains cas, cela améliore nettement le flux respiratoire et diminue les troubles du sommeil. Mais à ce jour, la technique la plus efficace pour lutter contre le syndrome d’apnées ou d’hypopnées reste l’appareillage respiratoire via un masque.

Mais, ce dispositif a ses limites, car il faut d’abord que la personne s’habitue à mettre ce masque pour dormir. Du coup, plus de 30% des patients déclarent forfait au bout de quelques mois et abandonne le masque. Ce dispositif rentre de plein pied dans la télésurveillance médicale, et la télémédecine a alors mis en place un système de données, analysées sur le patient lorsqu’il dort et envoyées par le biais de GPRS. Ces données sont transmises et analysées par le Dossier médical sommeil (DMS). Le patient est beaucoup plus impliqué qu’auparavant, puisqu’il peut intervenir sur le web, échanger avec d’autre et faire partie d’une sorte de communauté souffrant aussi d’apnée du sommeil. Un jeu propose même une démarche plus ludique : le masque est alors doté de pouvoirs magiques avec le jeu « Inspiratio ».

Pour le moment, ce dispositif est en phase de test et ne concerne que 200 personnes, suivies de manière régulières dans les centres parisiens. Ce dispositif serait ouvert aux prestataires de santé. Ce qui permettrait à la sécurité sociale ou aux mutuelles, de prendre en charge tout ou une partie des frais engagés. Un arrêté est toujours en cours, concernant les actes de télémédecine et leur financement.

Les commentaires sont fermés, mais vous pouvez toujours faire des rétroliens et des pingbacks.