Santé publique : lingette bébé

La technologie vient à l’aide de l’homme dans bien des cas et le quotidien s’en est souvent grandement amélioré. Mais qui dit progrès dit aussi certaines découvertes et certaines déconvenues. En matière de santé, l’ANSM ou agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, vient de tirer l’alarme sur un produit contenu dans les lingettes de bébé : le phénoxyéthanol. Utilisé en tant qu’agent de conservation dans certaines crèmes, son dosage serait trop élevé pour les bébés. En effet, à haute dose, ce constituant chimique peut devenir toxique. La réglementation qui fixe son taux à 1 % pour les produits des adultes, pourrait ne pas avoir tenu compte de sa présence dans les lingettes de nos petits. Et comme le phénoxyéthanol peut se stocker dans le corps car non éliminé totalement, le sang et le foie peuvent être touchés.

Est-ce à dire qu’un jour en consultation, un médecin pourra détecter et commencer à lister certains cas où l’on peut incriminer l’usage des lingettes, on ne sait pas. Mais on connaît la nocivité du produit et il pourrait donc logiquement concerner dans l’avenir certaines pathologies. Ce qui n’est jamais bon car on se retrouverait face à un produit utilisé à grande échelle avec un risque potentiel. Et comme l’on connaît la lenteur toute puissante des autorités qui autorisent ou interdisent des produits utilisés dans certaines fabrications, on peut se demander si le principe de précaution ne pourrait pas s’appliquer avant qu’on commence à regretter de ne pas l’avoir mis en place. L’histoire ne nous apprend pas grand-chose et on a tendance à refaire les mêmes erreurs. Mais pour bébé, il s’agit de sa vie et certains parents pourraient un jour avoir à dire à leur enfant qu’il a une maladie, et ce, peut-être à cause de sa maman ou de son papa qui n’ont pas forcément été mis au courant de la nocivité des lingettes.
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Et comme les lingettes, c’est facile, pratique et qu’on peut les emmener partout, inutile de dire quelle est la manne financière des industriels qui fabriquent ces lingettes. Pour le moment, l’ANSM recommande de descendre le niveau de dosage de 1 % à 0,4 % dans les produits cosmétiques utiles aux bébés et de l’enlever dans les lingettes. Mais est-on certain que les industriels vont suivre ces recommandations ? Espérons le. En attendant, les mamans devront faire attention à ce qu’elles achètent en lisant bien précisément les étiquettes sur les produits. En effet, le nom du produit peut aussi être inscrit comme phénoxytol ou EGPHE.

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