Les consultations numériques, un pas vers la télémédecine

Comme dans tous les domaines de notre quotidien, la médecine s’est adaptée aux révolutions numériques de ces dernières années. La télémédecine, voire la médecine 2.0, comme se plaisent à la nommer certains spécialistes, a été définie et organisée d’abord à un niveau international, notamment par des directives de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) dès 1997. En France, elle est encadrée plus précisément encore depuis la loi FPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoires), qui a été adoptée en 2009. Consultations par télémédecine, télésurveillance ou encore téléexpertise, cette nouvelle forme d’exercice répond à des attentes modernes, tout en apportant des solutions à des problèmes récurrents depuis des années.

La télémédecine, une médecine pour tous

Les consultations médicales, à travers l’utilisation d’une communication, se développent lentement (mais surement) en France. Elles représentent néanmoins une véritable consultation, nécessitant l’échange entre le patient et son médecin. Bien évidemment, certaines pathologies, nécessitant un examen physique approfondi, sont d’emblée exclues du champ de ces nouvelles formes de pratique médicale.
Cependant dans une grande majorité des cas, elles seront non seulement possibles mais efficaces. Avec le développement de ces nouvelles technologies, ces consultations « virtuelles » peuvent aussi bénéficier de la télésurveillance, notamment pour contrôler certains constantes (tension, rythme cardiaque, …) du patient.
Mais en s’appuyant sur ces nouvelles technologies et en faisant de ces modes modernes de communication, de véritables outils pour une politique de santé, la médecine gagne en efficacité. On peut ainsi lutter contre les dangers de la désertification médicale. Dans les zones rurales éloignées des grands centres médicaux, la téléconsultation pourra alors permettre au médecin de diagnostiquer et de soigner les affections, dont sont victimes les patients.
Dans le pire des cas, si un examen physique reste nécessaire, ce dernier pourra être réalisé ultérieurement, mais le médecin pourra alors programmer ces analyses, apportant un confort à ces patients. La médecine, par ce biais, se rapproche ainsi de la population, renforçant encore son rôle d’acteur social dans nos campagnes.

La télémédecine, pour une médecine de pointe

Même si des progrès et des évolutions sont encore attendus en la matière, ces téléconsultations nécessitent déjà une formation particulière des médecins, notamment en ce qui concerne la communication entre eux et les patients. De plus en plus de médecins sont ainsi formés chaque année à cette nouvelle forme de pratique. Mais, cette dernière permet également pour l’ensemble de la population de bénéficier de médecins mieux formés et mieux informés des innovations et des dernières percées scientifiques.
Ces outils collaboratifs, proposés par la médecine virtuelle, permettent ainsi une meilleure diffusion de la connaissance, et notamment des dernières découvertes. Si autrefois, les médecins de campagne devaient attendre la publication d’un article dans une revue spécialisée pour découvrir les nouveaux vaccins ou l’apparition d’une nouvelle pathologie, les médecins, pratiquant ces téléconsultations, sont désormais informés en temps réel.
Ils peuvent même faire appel à une téléexpertise pour bénéficier, en temps réel, des avis des plus grands spécialistes dans chacune des disciplines.

Plus qu’une simple consultation médicale, la pratique de la médecine, via l’utilisation des nouveaux moyens de communication, permet à tout un chacun de recevoir les meilleurs conseils des plus éminents spécialistes et ce quel que soit son domicile.

 

 

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